JAPON, le 24 février 2015 | 10 commentaires

Le musée des ramen, pour le plaisir des yeux et du ventre

ramen
 
Au Japon, je me suis souvent esclaffée "Aaaah mais il n’y a que les Japonais pour inventer ça !", que ce soit à propos des toilettes high-tech, des chapeaux Fujisan ou onigiri en vente chez Donki (et dont nous avons évidemment fait la très utile acquisition) ou du Musée des ramen. Mais ça marche aussi pour le Musée des cupnoodles. C’est un peu comme s’il nous était donné de pouvoir pénétrer dans l’antre du boeuf bourguignon… ou de la raclette. J’adore le concept, parce qu’il y a peut-être, au Japon, autant de recettes de ramen qu’il existe de régions, autant de saveurs que d’associations culinaires possibles et inimaginables… tant et si bien qu’il y a peu de chances qu’un bol de ramen puisse provoquer à sa dégustation un sentiment de déception. En tous cas, en ce qui me concerne, je n’ai jamais connu le désenchantement. Souvent la peau du ventre bien tendue, bien (trop) repue et les dégustant encore quelques heures après leur ingestion… Les ramen sont toujours un succès. Donc même si l’idée peut sembler absolument loufoque, ils méritaient amplement qu’un espace leur soit consacré !
 
ramen
Plat populaire consistant et bon marché associé à un "slurpage" des plus sonores, les ramen sont devenus l’une des stars du paysage culinaire japonais. Pour les déguster, ce sont aujourd’hui des dizaines de milliers de restaurants et échoppes qui accueillent le salary man pressé ou le touriste affamé. Un met délicieux, rapide, pas cher et nourrissant. Que lui demander de plus ? On attribue généralement aux ramen une lointaine origine chinoise, même s’il semblerait que cette ascendance ne soit pas partagée par tout le monde. Difficile de trouver la véritable histoire du ramen puisque différentes versions existent !

En 1872, durant la restauration Meiji, le premier quartier chinois du Japon va se former dans la ville portuaire de Yokohama jusqu’à finir par devenir le plus grand Chinatown du pays. D’abord dédiés au travailleurs chinois, les ramen commencent petit à petit à conquérir l’estomac nippon, que l’on sait gourmand et toujours prêt à découvrir de nouvelles saveurs. D’autres affirment que le ramen japonais serait né sur l’île de Kyushu à Fukuoka.

En 1884, on pouvait déguster à Hakodate, sur l’île d’Hokkaido, un menu appelé "Nankin soba" (南京そば) à base de bouillon et de nouilles mais sans posséder de garnitures, telles la tranche de porc, la feuille de nori ou les menma, les pousses de bambou.

Enfin, il est aussi dit qu’en 1910 s’ouvrit le premier restaurant de ramen à Tokyo, "Rai-Rai", dans le quartier d’Asakusa. Le succès des ramen sera mis entre parenthèses pendant la seconde guerre mondiale avant de connaître un véritable boom à partir des années 50, jusqu’à carrément entrer dans la catégorie de la food "hype" à cette époque où Desireless et sa coupe sans nom connaissaient en France un succès fulgurant.
 
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L’année dernière, le musée a fêté ses 20 ans d’existence, déjà ! Le côté le plus sympa du lieu réside dans la réplique de ruelles typiques de 1958 (l’année de création des cupnoodles) avec affiches, déco, distributeurs, pharmacie, mais aussi bains et vendeur de sucreries reproduits à l’ancienne, avec un ciel digne du Venus Fort d’Odaiba (si vous êtes déjà allés à Odaiba, vous voyez sans doute de quoi je veux parler). Pour certains, c’est le summum du kitschou. Moi, j’ai adoré avoir l’impression de déambuler dans ce Japon qu’on ne connaîtra jamais.

Un conseil, ne pas se rendre au musée après avoir déjeuné (sacrilège) puisque le but est tout de même de goûter à l’une des neuf catégories de ramen proposées, plus ou moins traditionnelles (ou aux 9, si vous sortez d’une diète de 15 jours) : Yamagata (Tohoku), Hakata (Fukuoka), Kumamoto (Kyushu), Kesennuma dans la préfecture de Miyagi, Sapporo (Hokkaido)…

De notre côté, nous avons opté pour Komurasaki (こむらさき) afin de goûter le style de Kumamoto, possédant un petit goût d’ail assez fameux que nous avons apprécié manger à nouveau une fois sur place. J’ai choisi l’option "mini-ramen" à 570 yen (un peu plus de 4 euros) (et oui, j’ai un petit appétit mais en même temps quand vous voyez la photo de mon assiette vous vous direz que ça peut laaaargement être suffisant).

Après avoir déjeuné et fait le tour des petites ruelles, passage obligé dans la boutique où j’ai pu me trouver une moulinette à sésame et une planche d’autocollants (sans rapport, on est d’accord mais elle était old school-cool). Et pour finir, un panneau d’affichage expliquant l’histoire du ramen et les spécificités des différentes spécialités de ramen proposées. En vrai, le musée du ramen n’est pas forcément à l’image de ce que l’on attend d’un musée traditionnel, mais c’est justement ce qui m’a plu. Je ne dis pas que j’y retournerai 15 fois, mais c’était quand même une chouette visite.

Compter 310 yen pour l’entrée adulte.

Pour plus d’infos sur les ramen : ici, ici, ici et encore ici.

Je vous souhaite une bonne journée, à bientôt !
 
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10 réponses à “Le musée des ramen, pour le plaisir des yeux et du ventre”

  1. Ju

    vos photos sont magnifiques… me donnent envie de manger et me rendent nostalgique… :’(

  2. A noter pour mon prochain pèlerinage au Japon! Pour les cinéphiles ou ramen-ophiles, « Tampopo » est le premier western-nouilles, un film tout à fait délirant dont le ramen est le héros. ;-)

  3. Isa

    Sympa même si je ne suis pas une grande fan des ramens, où alors ceux que j’ai goûté n’étaient pas bons !
    Quand au musée, assez étonnant !

  4. vraiment tes articles sont toujours aussi agréable à lire
    graçe à toi je découvre beaucoup de choses et j’en apprend aussi
    gros gros bisous

  5. Nous y sommes allés l’année dernière lors du Typhon (avec la pluie, nous nous vite sommes réfugiés ^^) et nous avons adoré !
    Il y avait beaucoup, beaucoup de monde ! Nous avons attendre 45 min avant de pouvoir rentrer dans un restaurant… mais ça valait le coup ! Les ramen sont excellentes ! Trop trop trop bonnes !

  6. Vu ton titre je suis sûre que ce musée me plairait
    Tes photos me font voyager comme toujours
    Bisous

  7. au passage je trouve qu¡un musée de la raclette ce serait une super idée ahah
    ce musée a l’air génial!

  8. magnifique !

  9. Bonjour,
    Tres ‘Venus Fort’ effectivement.
    J’aime bien faire un petit tour dans les magasins avec les friandises d’antan comme tes dernieres photos, les packages sont bien kitsch.
    Par contre j’aime un peu moins ces ambiances reconstituees (ca me fait penser un peu a Oedo onsen et Akarenga), mais c’est vrai que la ballade n’est pas bien couteuse.
    Dans le genre old-school j’ai bien aime Hanayashiki a Asakusa.
    Stephanie

  10. La déception du ramen, je l’ai connue au Ramen stadium de Fukuoka… Pour le coup c’est un repere à gaijins et les ramens sont tres mal préparés.

    Je ne connaissais pas ce musée, il est noté pour mon prochain voyage :D

    Tu as fait le parc à themes Gyoza au Sunshine d’Ikebukuro ? C’est un peu le meme délire !

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